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1 HISTOIRE, 1 DUO

 

Tout a commencé sur les bancs de l’Ecole Boulle, à Paris. Après avoir vu un sertisseur travailler, Wil Le Cher veut créer des bijoux : « J’avais 14 ans et ce sertisseur m’avait fasciné ». Wil intègre donc la fameuse école, où il excelle. On lui fait sauter une classe. Mieux encore : il termine premier de sa promo. C’est là qu’il rencontre Béa, élève dans le même établissement, un peu par hasard : « J’aimais beaucoup dessiner », raconte-t-elle. Sa prof de dessin en classe de 3e la remarque et l’inscrit d’office au concours d’entrée à l’Ecole Boulle. Béa est reçue.

 

Une place aux côtés du maître joaillier de la maison Cartier

 

Une fois leur diplôme en poche, Wil et Béa ne se quittent plus. Ils vivent ensemble et, à terme, souhaitent travailler de concert aussi. Dans l’univers de la haute joaillerie de préférence. Ce qui va vite être le cas pour Wil. Repéré dès sa sortie de l’Ecole Boulle, il décroche une place aux côtés de l’un des plus grands maîtres joailliers de Paris, qui travaille alors en exclusivité pour la maison Cartier. « J’y suis resté cinq ans et j’y ai beaucoup appris », confie-t-il. La suite : un joaillier de luxe installé au Canada le sollicite pour diriger le plus gros atelier de création de bijoux de Montréal. Wil relève le défi. Béa l’accompagne dans l’aventure. Cinq ans après,Wil effectue un bref passage chez Chopard en Suisse, puis il signe à nouveau avec le joaillier canadien pour assurer l’ouverture de sa boutique-atelier à New York. Durant deux ans, avec Béa à ses côtés,Wil va faire découvrir son savoir-faire au Tout-Manhattan. Béa, elle, va amorcer la naissance de la marque Wil Le Cher en bâtissant une stratégie de développement, en recherchant des fournisseurs…

 

Cannes après Manhattan…

 

Ils ont tout juste 30 ans. Wil et Béa décident de revenir en France. Originaires de la région parisienne, ils ne choisissent pourtant pas Paris pour poser leurs valises. Car, pour des créateurs de bijoux d’exception, la capitale est saturée. C’est donc sur la Côte d’Azur qu’ils viennent s’installer en 2007 et ouvrir une première boutique-atelier, baptisée L’Ecrin de Mougins. Celle-ci va grandir et même s’agrandir au fil des années. Si bien qu’en 2015, le couple ouvre une deuxième boutique-atelier à Cannes, idéalement située entre la rue d’Antibes et La Croisette. Une nouvellevitrine pour sublimer créations et collections de la maison, mais aussi pour donner une autre idée de la joaillerie de luxe, notamment à la clientèle internationale que Cannes attire.

 

 

 

 

1 PASSION DEVENUE 1 MÉTIER

 

« Nous sommes des passionnés », disent-ils. Wil et Béa Le Cher ont fait de cette passion pour la joaillerie leur métier. « Nous parlons bijoux tout le temps », raconte Béa. Même à la maison, avec leurs deux enfants, ils se surprennent à évoquer leurs dernières créations, les projets en cours ou encorela complicité qui se nouent avec les clients.

 

De chaque bijou émane une émotion

 

L’un des meilleurs souvenirs de Béa : « le jour où j’ai expliqué à une femme que la bague qu’elle regardait n’était pas idéale pour elle. Elle m’a alors laissée faire. Je me suis inspiréede sa personnalité, de mes échanges avec elle et lorsqu’elle est revenue pour découvrir et mettre à son doigt la bague que je lui avait créée, elle était ravie ».De chaque bijou, de chaque commande émane une émotion. Aucune création n’est improvisée ou plagiée, mais personnalisée et donc toujours singulière.

 

Parfum de femmes

 

Pour prolonger cette émotion, la maison Wil Le Cher a créé son premier parfum. Une fragrance imaginée avec la complicité d’un maître parfumeur de Grasse, sous l’œil avisé de Béa. Baptisé Nuage d’ors, ce parfum ultra féminin évoque la douceur, le cocon, l’art de prendre le temps. Véritable complément des créations Wil Le Cher, son flacon évoque les ors, sa boîte sa pare de rose tendre et des paillettes d’or illuminent la précieuse composition.

 

 

 

 

 

3 questions à Wil Le Cher

 

Comment définissez-vous votre métier ?

Wil Le Cher : Chaque jour, mon objectif est d’embellir la femme et sa féminité avec nos créations. J’appréhende cela comme un engagement, une passion aussi, car ces bijoux vont accompagner nos clients tout au long de leur vie. Nos créations vont voyager avec eux.

Comment marquez-vous les esprits pour mieux vous démarquer des autres créateurs ?

Wil Le Cher : D’emblée, mon parti pris est de m’affranchir des modes et des tendances. Je mise sur l’intemporel teinté d’un soupçon d’audace. A l’instar de la bague en forme de lèvres de femme, baptisée La Croqueuse de Diamant, devenu l’un de nos best-sellers après trois années d’études et de recherche dans mon atelier.

Quel est le bijou que vous aimeriez créer ?

Wil Le Cher : Je rêve de réussir la bague parfaite !

 

 

 

Un logo qui en dit long…

 

« Nous avons le souci du détail », souligne Béa. Une volonté que l’on retrouve jusque dans le logode la maison. Celui-ci se compose de deux têtes de chevaux surmontées d’une couronne, le tout posé sur un W et un L. Décryptage de l’image : « j’aime les chevaux », confie Wil, que les Canadiens surnommaient « le cheval sauvage », à la fois pour l’audace de ses créations et son indépendance d’esprit.Quant à la couronne, « elle résume la philosophie de nos collections et assoit notre maison », reprend Béa. Rien n’est donclié au hasard. Tout fait sens et scelle l’essence de cette maison d’exception.

 

 

 

 

 

 

 

3 questions à Béa Le Cher

 

Quel rôle jouez-vous au sein de la maison Le Cher ?

Béa Le Cher : Après avoir longtemps été dans l’atelier avec Wil pour la fabrication de nos bijoux, aujourd’hui je donne surtout mon avis sur les dessins et les croquis réalisés avant la phase de conception. Je m’occupe également de la mise en scène des bijoux dans nos vitrines, de la communication, des relations avec la clientèle... Wil et moi sommes très complémentaires.

Quelle influence avez-vous sur les créations ?

Béa Le Cher : A titre d’exemple, lorsque Wil a voulu créer une bague inspirée par le serpent, je l’ai incité à adoucir les courbes sur ses croquis. L’idée était de ne pas effrayer celles et ceux qui ont la phobie des reptiles… comme moi ! Résultat : aujourd’hui, je peux parfaitement porter cette bague.

Après les bijoux, un parfum ?

Béa Le Cher :En effet, je suis en train de travailler avec le nez d’une grande maison de parfums à Grasse pour créer une nouvelle émotion griffée Wil Le Cher. Ce parfum devrait voir le jour début 2017.

 

 

 

 

 

 

 

1 SAVOIR-FAIRE 100% « MADE IN FRANCE »

 

Wil et Béa Le Cher ne sont pas que bijoutiers. Ils sont avant tout artisans joailliers et indépendants. Ils dessinent, conçoivent et fabriquent toutes leurs créations. Bagues, bracelets, colliers, montres, pièces uniques… chaque objet est réalisé à la main et voit le jour dans leur atelier de Mougins ou dans celui de Cannes. Et ce, dans la plus pure tradition de la haute joaillerie française.

 

« Le diamant symbolise la pureté »

 

« Ma pierre favorite, c’est le diamant, explique Wil. Parce que c’est la matière la plus dure au monde, parce qu’elle symbolise la pureté, parce qu’elle est agréable à travailler ». Si bien qu’il en a, par exemple, ajouté sur certains modèles de bagues et pendentifs en or de la collection Whirl Line, l’une des lignes « best-seller » de la maison Wil Le Cher.

 

Entre imaginaire et rigueur des grandes maisons

 

Enfin, le couple de créateurs propose également un service de réparation, d’entretien et de transformation sur-mesure. « Spontanéité et qualité rythment notre travail. Nous laissons voguer notre imaginaire vers de nombreux horizons, tout en gardant à l’esprit la rigueur apprise et acquise dans les grandes maisons », conclut le duo.